Vieillir est un privilège. On ne peut pas échapper à la vieillesse, l’accepter pleinement permet de savourer ce qui est là.
Pour un Bouddhiste, le vieillard est un trésor. Chaque histoire qu’il a vécu, qu’il porte en lui, est un trésor que personne d’autre ne possède.
Vieillir, c’est se rapprocher de l’essentiel. Plus les années passent, plus les choses inutiles disparaissent d’elles-mêmes. L’apparence, la rivalité, le regard des autres, avoir raison, juger, ressasser le passé… tout cela se détache comme les feuilles mortes tombent.
L’automne, justement, nous offre l’opportunité de nous détacher du passé, … de lâcher-prise… une invitation à déposer les regrets, les rancoeurs, les rancunes… laisser partir nos erreurs, nos blessures…
Ce que nous sommes n’est plus attaché à une forme ni à un visage ou un corps. Chaque ride est une épreuve traversée. Le miroir a perdu son pouvoir. Notre valeur ne dépend plus de l’extérieur mais de l’intérieur… de la profondeur… une façon d’être là.
Il reste ce qui est vrai, … des choses simples… un regard, un silence, le chant d’un oiseau, la lumière du matin sur un paysage ou un mur…
Le temps devient précieux, et seul l’instant est essentiel… la Présence… cet espace en nous qui n’a pas d’âge, … un espace de calme, de paix… qui ne vieillit jamais et qui est toujours là, dans notre coeur. Le temps ne touche pas cet espace… Là, maintenant, revenir à la Présence… Notre coeur n’a pas de rides…
Vieillir en pleine conscience de l’Être est une chance.
Savourons ce qui est là… la Vie nous fait un don.
Soyons rempli de gratitude infinie.
Remercions simplement la Vie d’être là.
Je vous souhaite de toucher cette vérité silencieuse que l’automne révèle subtilement à ceux qui sont en résonance avec moi en lisant ces lignes.
De tout mon coeur,
Claudine.
